L’AFMD chez IMS Luxembourg : intégrer l’EDI comme une stratégie organisationnelle pour prévenir le backlash

Publié le Jeudi 2 avril 2026

L'AFMD a été invitée à intervenir lors d'un événement IMS Luxembourg, intitulé « Business case pour la diversité et l'inclusion : du consensus à l'adversité, les arguments pour contrer le backlash ».

Si l’AFMD travaille avec des acteurs français de l’écosystème équité, égalité, diversité et inclusion (EDI), elle est aussi en lien avec des acteurs internationaux. Parmi les plus anciens, avec plus de 10 ans de collaboration et d’expertise partagée, il y a Inspiring More Sustainability (IMS) au Luxembourg.

Tout comme l’AFMD, IMS Luxembourg rassemble des Responsables EDI et RSE de différentes organisations, en plus de coordonner la Charte de la diversité du Luxembourg, ce qui en fait un acteur de référence dans le pays.

Le 19 mars dernier, IMS Luxembourg a organisé une rencontre pour les signataires de la Charte de la diversité : « Le business case de la diversité et de l’inclusion : du consensus à l’adversité. Les arguments pour contrer le backlash. » L’AFMD était invitée pour présenter son travail sur le sujet et été représentée par Andrea Hummel, Chargée d’animation des communautés.  

Deux intervenantes prennent la parole devant une assemblée Quatre intervenants répondent aux questions du public

Découvrez les points clés ci-dessous.  

Prendre du recul : pourquoi les programmes EDI font-ils face à des résistances ?

Une des parties du Panorama prospectif de l’AFMD présentes les tendances clés qui jouent sur le secteur de l’EDI et alimentent le backlash.  

  • Des incertitudes économiques et des pressions budgétaires
  • Une économie française structurée autour de grandes organisations et orientée vers les marchés internationaux, rendant dépendantes les entreprises multinationales des développements dans le pays où se trouvent leurs sièges  
  • Une polarisation politique accrue et la montée des partis populistes d’extrême droite en Europe, ce qui conduit à la politisation des enjeux EDI (parfois décrits comme relevant du wokisme)
  • Un discours émergeant sur la diversity fatigue 
     

Légitimer l’EDI : le business case vs. l’EDI comme stratégie organisationnelle  


Les arguments business case  sont souvent mobilisés pour défendre et légitimer les politiques EDI en faisant un lien entre des équipes « diversifiées » des performances accrues, notamment en matière de créativité et d’innovation.

Cependant, s’appuyer uniquement sur ce genre d’arguments pour défendre les programmes EDI comporte des écueils, notamment dans des périodes de backlash. Il y a par exemple le risque de réduire les individus à des ressources et de les essentialiser. De la même façon, la pérennité des programmes EDI peut être conditionnée au fait de servir les intérêt économiques d’une organisation et risque ainsi d’être remise en cause quand les profits sont à la baisse. 

D’un autre côté, inscrire les enjeux EDI dans une stratégie organisationnelle nécessite de défendre les programmes EDI pour des raisons précises (la marque employeur, la gestion du risque, l’attraction et la rétention de talents…) et de les rendre plus cohérents en les alignant avec les objectifs stratégiques de l’organisation et en les intégrant dans les systèmes RH et les processus de prise de décision. 

Ainsi, les enjeux EDI deviennent intrinsèquement liés à « la façon de faire. » 
Pour toutes ces raisons, lier les arguments business case et l’intégration des enjeux EDI dans une stratégie organisationnelle permet aux organisations d’être plus résilientes face au backlash


Si vous êtes membre de l'AFMD et que vous voulez en savoir plus sur comment rendre cohérente une politique EDI :  

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