AFMD

 Femmes et Gouvernance

Est-il possible, comme cela est déjà le cas pour le handicap, de prévoir des obligations de recrutement de femmes dans les organisations ? C’est en tous cas ce que préconise le rapport de Brigitte Grésy du 7 juillet 2009. Marie-Jo Zimmermann, députée UMP de la Moselle, et Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ont porté un projet de loi inspiré des conclusions de ce rapport et adopté par les députés en novembre 2010, qui impose, en six ans, un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des sociétés cotées.

Ce contexte a encouragé la réflexion de l’AFMD. Le problème d’accès des femmes aux fonctions de pouvoir dans l’entreprise concerne certes leur place au conseil d’administration ou de surveillance, mais aussi au cœur d’activité de gestion, au comité exécutif ou au comité de direction (COMEX / CODIR). En effet, les femmes y sont encore moins nombreuses. Les processus d’accès aux comités exécutifs et aux conseils d’administration ne sont cependant pas les mêmes, c’est pourquoi la commission se déroulera en deux étapes : le premier volet portant sur l’accès au comité de direction.

La commission « Femmes et Gouvernance » a été lancée le 9 février dernier en présence des pilotes académiques et entreprises Jacqueline Laufer et Brigitte Dormion. Brigitte Grésy était également présente.

Cette réunion de lancement a réuni plus de 25 entreprises adhérentes autour de la table.

Caroline Apffel, associée du cabinet Heidrick & Struggles et Catherine Euvrard, président du cabinet CE Consultants et ont été consultées lors de la deuxième réunion de la commission, le 15 mars dernier.
 

Caroline Apffel :

«  Les consultants du cabinet Heidrick & Struggles basent leurs recrutements sur un référentiel de 19 compétences (le modèle LEEED) organisé autour de 5 grandes familles (Capacité à appréhender, déduire, initier, impliquer et exécuter). Il faut ainsi axer les femmes sur ces compétences et les accompagner en ce sens. Il est aussi important de les aider à se rendre visibles.  »
 

Catherine Euvrard :

« Il y a un vrai retour sur la famille chez les hommes qui refusent de plus en plus de voyager. Pour les grands groupes, la question des doubles carrières se pose de plus en plus. Ce n’était pas le cas auparavant puisque les femmes suivaient systématiquement les hommes. Aujourd’hui, la tendance s’inverse. Dans certains couples, les conjoints décident qu’ils privilégieront tour à tour, une fois sur deux, la carrière de l’un puis de l’autre. Il est indispensable que les entreprises proposent un accompagnement.  »

Calendrier des prochaines réunions :